Dû au nombre imposant de photos diffusées sur notre carnet de voyage, les albums se trouvent maintenant à deux endroits différents.

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mardi 11 août 2009

Chasseurs de perles

On ne pouvait pas quitter Broome sans aller faire un tour du côté des cultures de perles si célèbres.

Nous prenons donc un package dans lequel était prévu la visite du musée Pearl Luggers sur les scaphandriers qui cherchaient les perles au large de Broome, puis la visite de la ferme de perles Willie Creek, à une cinquantaine de kilomètres au nord.

Et c'est parti ! Le premier musée se trouve dans le centre ville de Broome, dans le quartier japonais. On découvre ici un bateau perlier typique (Lugger) et l'histoire de la chasse à la perle. Il faut savoir qu'avant l'invention du plastique, les perles n'étaient pas l'activité phare de Broome !
Je m'explique.
De 1850 à 1930, Broome était la capitale des boutons de nacre, et personne ne se souciait réellement des perles, mais les boutons en plastique arrivant ont mis Broome en crise et à la recherche d'une autre activité : la culture de la perle était née !




Les premiers chasseurs étaient des plongeurs aborigènes, envoyés de force pour ramener les huîtres perlières à bord des Luggers. Mais au fur et à mesure, il fallait aller de plus en plus au large et donc plonger de plus en plus profond, et c'est là que les choses se sont compliquées. Le nombre de morts par noyade ont mis les australiens en quête de solutions afin de plonger en eaux profondes. Et c'est un ingénieur de la marine britannique qui fut l'inventeur du scaphandrier. Cette toute nouvelle technologie allait relancer la chasse à la perle. Les scaphandriers était des gens extrêmement costauds car l'ensemble de leur matériel pesait en tout plus de 130 kilos.Le peuple le plus à l'aise avec cet équipement étaient les japonais. Et c'est pour ça que la communauté japonaise à Broome était très implantée, ils avaient même leur propre cimetière.




Mais de nombreux accident arrivaient tout de même : les plongeurs qui trébuchaient par 30 mètres de profondeur revenaient rarement sains et saufs, des problèmes aux poumons à cause des machines à pomper de l'air, certains étaient même emportés par le passage d'une baleine dans les parages.

Ce n'est seulement qu'en 1970 qu'un ingénieur britannique inventa la combinaison et le masque de plongée comme on les connait actuellement. La fin des scaphandriers avait sonnée.

A la fin de la visite, Flo à été choisie dans la salle de démonstration pour porter un collier de perles d'une valeur de 29500 $ !!!



L'après midi, nous faisons donc la route pour aller à la Willie Creek Pearl Farm, célèbre ferme de perles. L'endroit est magnifique, au milieu des mangroves, l'eau turquoise donne vraiment envie de piquer une tête, mais hors de question ! Les eaux sont bien gardées par les crocodiles.



La visite commence par une démonstration de la manipulation pour introduire un élément étranger dans une huître. Les huîtres perlières australiennes sont les Pinctada Maxima, qui se caractérisent par leur énorme taille, celle d'une main. On nous explique que les éléments étrangers introduits sont des billes taillées dans la nacre d'une autre huître qui vient du Mississipi : c'est la seule huître qui peut se différencier des autres et permet ainsi de vérifier, lors des rayons X, s'il y a eu rejet ou non du greffon.



Une fois l'opération terminée, ils mettent les huîtres dans des cages et les plongent dans la mer, pour les retourner tous les 14 jours pendant 6 mois afin que les perles soient bien rondes et uniformes.



Enfin, petit tour en bateau dans la baie pour voir les huîtres en vrai, ainsi qu'un des gardiens de la baie !



Nous rentrons par des routes typiquement australiennes.



La guide nous informe que la ferme embauche des backpackers pour nettoyer la coque des huîtres, et c'est assez bien rémunéré. On va se renseigner!

A la fin de la journée, direction l'agence de travail concernée. Hélas, à cause de la crise, les perles ne se vendent pas très bien, et par conséquent ils n'embauchent personne. Too bad ! Néanmoins, Flo à réussi à décrocher une journée de nettoyage dans une maison juste à côté de Cable beach. C'est mieux que rien.

lundi 10 août 2009

Port Hedland - Broome

Nous quittons le Karrijini National Park pour se rendre à Port Hedland, le temps d'une halte. La ville est réputée pour ses mines de fer, comme en témoigne la poussière rouge qui s'infiltre partout en ville. Le minerai de fer est principalement exporté en Asie par bateaux gigantesques (300m de long, les plus grands d'Australie). On passe également à côté d'une mine de sel.



Après une nuit de camping sauvage, nous arrivons à Broome dans la matinée. Broome, située sur ce qu'on appelle la Pearl Coast, est une charmante ville touristique où là encore une fois des milliers de caravanes nous ont précédés ! Nous arrivons à trouver un emplacement de tente dans un camping (qui fait aussi office de stand de tir... bonjour les oreilles !), avec électricité ! Ouais !!!!!!!!!!! Parce que bon... à 18h il fait nuit, et quand t'as pas d'électricité et qu'il fait tout noir dans ta tente... tu dors !



On se lance encore une fois dans la recherche d'emploi... plutôt à reculons... après avoir distribué encore quelques CV dans les restaurants et hôtels, on se rend compte que c'est à nouveau peine perdue... Si à Carnavon, nous étions une centaine de backpackers en stand by, ici à Broome, nous sommes des centaines de jeunes à déambuler ! La ville attire les foules avec sa grande plage de sable blanc, ses ballades en chameau et les visites de fermes perlières. Etant donné que nous sommes en milieu (voire fin) de saison, tous les postes sont déjà occupés... il y a bien un grand hôtel super classe qui recherchait du monde... oui mais avec 5 ans d'expérience en hôtellerie de luxe ! Mais c'est quoi ces critères absurdes ? Même Flo avec son expérience de serveuse, plus les 2 ans à Air France n'a pas été retenue...

C'est reparti pour quelques jours maussades, coups de fil, faux espoirs... jusqu'à ce qu'une station service nous dise que la roadhouse de la ville de Halls Creek, à 600 km à l'Est (sur la route de Darwin), recherche tout le temps du monde pour travailler... Ni une, ni deux, nous sautons sur l'aubaine et téléphonons : après quelques coups de fils sur une semaine, nous décrochons chacun un poste !!!!! YAY ! On se met d'accord, pour arriver la semaine d'après : ils ont du monde qui va s'en aller et nous prendrons leur place ! C'est un full-time job, 48h par semaine en moyenne, on est logés... bref, ça a l'air pas mal du tout... Oui, sauf que tous les gens à qui nous racontons la bonne nouvelle nous disent "OMG... Halls Creek is a horrific, horrific place ! Lots of drunken Aboriginals... Be sure you lock everything !".... Euh, OK... dans quoi on s'est embarqués là ? En même temps, nous sommes tellement contents d'avoir enfin retrouvés du travail qu'ils n'arrivent pas à nous démoraliser : on va tenter l'expérience et c'est ça le plus important non ? Et puis si jamais ça ne devait pas marcher, on poursuivrait la route.

Bon, changement de plan ! Maintenant qu'on est sûrs d'avoir un job, les "vraies vacances" peuvent commencer ! Et c'est parti pour des journées à la plage de Cable Beach, longue d'une dizaine de kilomètres, avec une marée très haute le matin (super pour les vagues, on loue des body board et on se la raconte façon Point Break) et très basse l'après-midi (tu marches pendant 2 minutes pour atteindre l'eau !). On se fait des pique-nique sur la pelouse, avant d'aller griller quelques heures (protection 50 !). En quelques jours, Flo est noire et Rémy ne prend aucun coup de soleil et arrive à bronzer !



Nous voyons quelques fois passer les chameaux si célèbres...



Durant les nuits du 7 au 9 août, nous observons un phénomène qui n'est visible que durant la pleine lune, sur la côte entre Port Hedland et Broome, appelé "Staircase to the Moon" : lorsque la lune se lève, elle se reflète dans l'eau et on a l'impression qu'un escalier grimpe jusqu'à elle... C'était très sympa (les photos ne rendent pas bien) : après s'être aventuré en pleine nuit, avec du sable jusqu'aux genous, on s'est trouvé un petit coin au bord de la mer pour admirer.



Autre curiosité, le site de Gantheaume Point (nommé d'après un navigateur français), magnifique avec ses rochers rouges, sa mer bleue, et la plage de sable blanc de Cable Beach au loin... C'est également un super endroit pour admirer le coucher du soleil...





On peut y admirer (par marée basse) des empreintes de dinosaures ainsi que l'Anastasia's Pool (piscine creusée dans la roche par un ancien gardien de phare pour sa femme arthritique).



Dans le quartier chinois, nous visitons Sun Pictures, le plus vieux cinéma en plein air du monde (et toujours en activité !).



Nous nous rendons également au Courthouse Market, peu de fruits et beaucoup d'artisanat... Il y a un stand tenu par un refuge pour animaux sauvages et nous voyons plein de bébés lors de la tétée : kangourous, chauve-souris... et des serpents (on les a touchés !). Admirez nos beaux bracelets !



Et la pêche dans tout ça ? On a essayé à Gantheaume Point, à la jetée sur le port (apparemment le meilleur endroit) et nous sommes revenus bredouilles ! La malchance s'acharne... Rémy a seulement réussi à attraper un poisson tout bizarre et tout carré (et complètement immangeable).



Les journées passent vite : plage, ballade, internet, 1h de clim dans le supermarché (on se rafraîchit comme on peut !), déjeuners en ville... La ville regorge de palmiers, bougainvilliers géants et frangipaniers !