Dû au nombre imposant de photos diffusées sur notre carnet de voyage, les albums se trouvent maintenant à deux endroits différents.

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vendredi 30 octobre 2009

Coober Pedy, Capitale de l'Opale



Nous quittons les terres sauvages du Territoire du Nord pour entrer dans l'état le plus sec et arride de tout le pays : le South Australia.



Premier arrêt très représentatif de l'Outback : Coober Pedy, capitale internationale de l'opale, cette pierre précieuse vert-bleue dérivée du quartz. Avant d'arriver, le paysage est totalement désertique, puis, au fur et à mesure, de plus en plus de tas de pierres rompent la monotone planitude de l'horizon. Ici, rien ne pousse, ni céréales, ni arbres fruitiers, pas même un simple buisson, mais cette partie du désert est pourtant remplie de champs : les champs d'opale. Coober Pedy, cette petite ville minière de 3 500 habitants, produit plus de 90% des opales du monde entier.
La technique est simple : creuser, tout droit, des fois jusqu'à 12 ou 15 mètres de profondeur pour 2 ou 3 mètres de largeur seulement, faire passer tout les gravats dans un camion "souffleur" pour séparer la poussière de la pierre précieuse. Les heureux ne sont pas nombreux. Sur toute l'opale extraite, seulement 10% est considérée comme "précieuse", le reste est appelé opale commune ou potch, et n'a pas réellement de valeur.



L'arrivée dans la ville est saisissante, très peu de maisons, on se demande où vivent tous les habitants. C'est la 2ème particularité de Coober Pedy : c'est une ville troglodytique. 80% de la population vit sous terre, dans des maisons creusées à même le sol, dans cette roche sableuse, dure et compacte : les dugouts. N'y vivent pas les aborigènes, car la terre est le domaine des ancêtres, les claustrophobes pour la raison qu'on peut imaginer, et les grecs, on ne sait toujours pas pourquoi !




Nous visitons une maison creusée dans les années 60 : ce n'était au départ qu'une pièce, puis c'est devenu une petite maison avec cuisine, salles d'eau, salon, etc. au bout de 20 ans (!) car les foreuses de l'époque étaient trop grosses pour creuser une maison. Aujourd'hui, elle possède en plus 2 chambres, une salle à manger, un dressing, et même ... une piscine intérieure !



Tous les habitants de maisons souterraines ont des allumettes dans les petites failles de leurs plafonds. Le jour où les allumettes tombent, il faut vite déménager, car cela veut dire que le sol bouge et que la maison risque de s'effondrer à tout moment.



Enfin, ces habitations sont très économiques, elles coûtent environs 1/3 du prix d'une maison classique, et la température reste autour de 20°C toute l'année, ici où l'été, le thermomètre peut afficher 50°C à l'ombre très facilement !

Nous nous dirigeons ensuite vers les Getaways, cette réserve protégée au paysage lunaire est connue pour avoir accueillie les tournages des films Mad Max et Pitch Black. Les grands amas de roche rouge nous font vraiment penser que l'on roule sur la planète Mars.



Nous arrivons pour finir à l'immense grillage anti-dingos. Ces chiens sauvages qui décimaient les troupeaux des fermiers du sud-est de l'Australie ont été "isolés" au nord du pays par un grillage de plus de 5 000 km de long qui traverse le South Australia, le New South Wales et le Queensland. En voici donc une infime portion.



Nous décidons de repartir sur la route avant la nuit et nous arrêtons au Lake Hart pour camper. Ce lac asséché n'est rempli d'eau que quand il pleut, comme la plupart des lacs de l'Outback. C'est aussi l'endroit où nous avons rencontré le plus de mouches depuis notre arrivée ici. On est envahis ! On rencontre un van dont le voyage s'est arrêté là ...




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mercredi 28 octobre 2009

Kings Canyon



Le soir où nous partons de Uluru, nous passons par une roadhouse où un émeu trouve notre antenne radio pas vraiment à son goût, et nous atterrissons dans un free camp à 35 km de Kings Canyon dans le Watarrka National Park.





Nous faisons d'abord une petite marche au pied des falaises, mais cela devient rapidement impraticable car c'est aussi le lit de la rivière (quand il y a de l'eau), du coup il y a de la végétation dans tous les sens.



Nous prenons un immense escalier de pierre qui monte en haut du canyon. C'est une des plus fatigante montée d'escalier qu'on a jamais faite !




Arrivés sur le plateau, nous marchons au milieu des champignons de roche et nous suivons les panneaux pour atteindre les falaises. Elles tombent vraiment à pic !



Nous redescendons ensuite dans une gorge où la végétation est luxuriante : palmiers, fougères, arbres, buissons... et nous faisons une pause au bord d'une poche d'eau avec un copain !



Nous remontons ensuite de l'autre côté du canyon, pour être exactement en face de là où nous étions. Toujours aussi impressionnant, on peut voir que des rochers continuent de tomber régulièrement du haut du canyon !




Après 3 heures de marche, nous en voyons enfin le bout. Nous décidons de reprendre la route tout de suite pour atteindre un free camp le plus proche possible de notre prochaine étape : le South Australia !



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